Génie électrique et informatique industrielle : programme et débouchés

Le génie électrique et informatique industrielle (GEII) est une spécialité de BUT, le bachelor universitaire de technologie, préparée en 3 ans en IUT. Elle forme des techniciens supérieurs qui conçoivent, installent et maintiennent des systèmes électriques, électroniques et automatisés. Le diplôme mène à l’emploi dès bac+3 ou à une poursuite d’études, notamment en école d’ingénieurs.

Ce que recouvre le génie électrique et informatique industrielle

La filière réunit quatre domaines : électricité, électronique, automatisme et informatique industrielle. Le dernier concerne la programmation des machines et des réseaux qui les relient dans une usine ou un bâtiment.

Le BUT a remplacé le DUT, qui durait 2 ans. Il se prépare désormais en 3 ans et conduit au niveau bac+3. Le diplômé est un technicien supérieur : il met en oeuvre et dépanne des installations, là où l’ingénieur les conçoit à plus grande échelle et pilote les projets.

L’informatique industrielle a un but précis : faire fonctionner des équipements de production de façon fiable. Elle repose sur du matériel robuste, comme un PC industriel conçu pour l’usine, et sur des logiciels qui commandent des automates et des capteurs.

Le programme du BUT GEII sur trois ans

La formation compte 6 semestres, soit 2000 heures d’enseignements et 600 heures de projets tutorés. Les cours magistraux, les travaux dirigés et les travaux pratiques alternent avec des projets menés en équipe.

Les matières couvrent l’électronique, l’électrotechnique, l’automatisme, l’informatique embarquée, les mathématiques, la physique, l’anglais et la communication. Les systèmes industriels étant en réseau, la sécurité de ces réseaux entre aussi dans la culture du métier, avec les erreurs de sécurité courantes à connaître.

Le stage est obligatoire : il dure 22 à 26 semaines sur l’ensemble du cursus en formation initiale. L’alternance est possible, en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, sur tout ou partie des années selon l’IUT et le parcours.

Les trois parcours à choisir en deuxième année

Le BUT GEII propose trois parcours nationaux. Le moment exact du choix varie selon l’établissement, il faut donc le vérifier auprès de l’IUT visé.

  • Électricité et maîtrise de l’énergie : production et conversion de l’énergie électrique, maintenance des installations.
  • Automatisme et informatique industrielle : installation et programmation de systèmes automatisés, avec des automates, des robots et de la vision industrielle.
  • Électronique et systèmes embarqués : conception de cartes et de systèmes électroniques intégrés à un produit, avec une ouverture vers l’automatisme et la gestion technique du bâtiment.

Le choix dépend du type de poste visé : l’énergie pour les réseaux et les installations électriques, l’automatisme pour les lignes de production, l’électronique pour les produits embarqués.

Étudiants en travaux pratiques d'électronique devant un oscilloscope

Concrètement, un diplômé du parcours automatisme programme un automate pour piloter une ligne de conditionnement, un diplômé du parcours énergie dimensionne une installation électrique, et un diplômé du parcours électronique conçoit la carte d’un objet connecté. Les trois métiers partagent la même base de première année.

Quel profil pour entrer en GEII

L’admission se fait par Parcoursup. Le BUT est ouvert après un bac général à orientation scientifique, un bac technologique STI2D ou un bac professionnel MELEC ou SN.

Un goût pour les sciences physiques et les mathématiques aide, car la part de théorie reste importante en première année. Un intérêt pour la manipulation de matériel compte autant : une grande partie de la formation se déroule en travaux pratiques.

Les métiers après un BUT GEII

À bac+3, les débouchés sont variés : électronicien, électrotechnicien, automaticien ou roboticien, assistant ingénieur, technicien de maintenance. Les secteurs recruteurs sont l’industrie, l’énergie, les transports et le bâtiment.

Technicien de maintenance vérifiant un bras robotisé sur une ligne de production

Le travail se partage entre le terrain (mise en service, dépannage, réglages) et le bureau (schémas, programmation, documentation technique). Cette alternance explique que les profils sortant du BUT soient recherchés par des entreprises de toutes tailles.

Ces postes touchent de plus en plus à la sécurité des installations connectées. Un technicien qui connaît un audit de sécurité informatique sait comment on évalue un réseau industriel, ce qui compte sur un site où une panne arrête la production.

Le niveau de rémunération de départ varie selon le secteur, la région et le parcours. Les enquêtes d’insertion publiées par chaque université donnent les chiffres les plus à jour pour un IUT précis.

Poursuivre ses études après le GEII

Le BUT ouvre sur plusieurs voies. La première est le master, en informatique ou en EEA (électronique, énergie électrique, automatique). La seconde est le diplôme d’ingénieur, accessible après le BUT par admission parallèle, sur titre ou en apprentissage selon l’école.

La licence professionnelle existait après le DUT, mais le BUT en 3 ans l’a intégrée au cursus : elle n’a plus de raison d’être comme étape distincte pour la plupart des étudiants. Chaque école d’ingénieurs fixe ses propres conditions d’admission et publie ses places ouvertes aux titulaires d’un BUT.

Le meilleur dossier pour une école d’ingénieurs associe de bons résultats en mathématiques et en physique, un stage dans le domaine visé et un projet tutoré solide. Ces trois éléments se préparent dès la première année.

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