Cloud gratuit: comparatif des meilleures solutions de stockage en ligne

7, 10, 15 ou 20 Go : c’est souvent la taille maximale de coffre-fort numérique que vous laisse un service cloud gratuit. Et gare à ceux qui s’endorment sur leurs lauriers : du jour au lendemain, quota et conditions peuvent changer, sans tambour ni trompette. Les options évoluent, les clauses aussi. Difficile de s’y retrouver sans y consacrer un peu de temps et quelques vérifications régulières. Mais certaines plateformes, heureusement, jouent la carte du bonus : synchronisation sur plusieurs appareils, partage sécurisé, tout cela sans rien vous réclamer, pour peu que vous gardiez l’œil ouvert.

À force d’ajuster leur modèle économique, bien des géants du cloud changent la donne sans prévenir : quota rogné ici, fonctionnalité amputée là. Il suffit d’un oubli ou d’une veille insuffisante pour se retrouver piégé par une restriction, ou pire, par la disparition pure et simple de ses fichiers. Rester attentif, c’est la règle du jeu.

Pourquoi choisir un service de stockage cloud gratuit aujourd’hui ?

Le cloud gratuit attire, souvent comme porte d’entrée vers la gestion dématérialisée de ses fichiers. Pouvoir sauvegarder ses photos, dossiers ou contrats à l’abri des aléas matériels, tout cela contre une simple adresse e-mail, séduit plus d’un utilisateur. Mais la simplicité ne fait pas tout : la protection des données et la confidentialité deviennent vite des critères de choix fondamentaux.

Pour chaque utilisateur français, il y a un cadre réglementaire à prendre en compte. Impossible d’ignorer le RGPD : il encadre strictement les transferts hors de l’Union européenne. Opter pour un service hébergeant ses serveurs sur le sol européen ou suisse, pensez à kDrive ou à certains plans de pCloud, garantit un niveau de confidentialité renforcé. La Suisse se distingue, fidèle à sa réputation de bastion de la discrétion, tandis que le Canada allie compatibilité RGPD et absence du CLOUD Act, un argument de poids pour les professionnels attentifs à la résidence des données.

À l’opposé, les mastodontes américains comme Google Drive, OneDrive ou Dropbox tombent sous la coupe du CLOUD Act. Ce dispositif légal autorise les autorités américaines à accéder à toute donnée détenue par une entreprise basée aux États-Unis, peu importe la localisation physique des serveurs. Si vos fichiers sont confidentiels ou stratégiques, mieux vaut alors se tourner vers des solutions européennes, suisses ou canadiennes, tout en vérifiant la présence d’un chiffrement côté client et d’un accord DPA (Data Processing Agreement).

Voici trois critères qui devraient guider toute sélection :

  • Souveraineté : serveurs localisés en UE, Suisse ou Canada
  • Chiffrement : chiffrement de bout en bout natif ou option Zero-Knowledge
  • Compatibilité RGPD : analyse attentive du DPA

Le stockage cloud gratuit ne se limite plus à une histoire de gigaoctets. Il engage des choix profonds : sécurité, conformité, indépendance numérique. Le dossier n’est décidément pas anodin.

Panorama des principales offres gratuites : points forts et limites à connaître

Le marché du stockage cloud gratuit regorge d’options, chacune jonglant entre espace disponible, sécurité et conformité. MEGA joue la carte de la générosité avec 20 Go d’espace gratuit et un chiffrement de bout en bout intégré. Ses serveurs, implantés en Europe et en Nouvelle-Zélande, échappent à la législation américaine. Pour les plus exigeants en matière de confidentialité, Internxt propose une architecture open source, un chiffrement post-quantique et une stricte conformité RGPD, même si l’espace offert varie de 1 à 10 Go.

Chez les acteurs américains, Google Drive (15 Go), OneDrive (5 Go) et Dropbox (2 à 20 Go avec parrainage) séduisent par leur intégration poussée et leurs outils collaboratifs. Mais l’envers du décor, c’est la soumission au CLOUD Act et un chiffrement qui reste cantonné aux serveurs du fournisseur. Difficile de recommander ces solutions pour des usages professionnels ou pour des fichiers vraiment sensibles.

pCloud (jusqu’à 10 Go) et kDrive (15 Go), hébergés en Suisse ou dans l’Union européenne, renforcent la souveraineté et la sécurité. Sync. com, installé au Canada, propose 5 Go et un chiffrement de bout en bout, tout en échappant au CLOUD Act. Quant à Tresorit (3 Go), il mise sur la sécurité avancée, mais l’espace reste modeste.

Pour mieux s’y retrouver, voici un tour d’horizon synthétique des offres :

  • MEGA : 20 Go, chiffrement natif, serveurs hors US
  • Google Drive : 15 Go, collaboration, soumis au CLOUD Act
  • kDrive : 15 Go, souveraineté suisse
  • Internxt : chiffrement avancé, jusqu’à 10 Go
  • pCloud : jusqu’à 10 Go, serveurs en Europe ou Suisse
  • Sync. com : 5 Go, Canada, données bien protégées

Il est bon de garder en tête que la gratuité rime souvent avec limitations : fonctions avancées bridées, vitesse de transfert réduite, restrictions sur le partage de dossiers volumineux. Le choix final dépendra toujours de la priorité donnée à l’espace, à la collaboration ou à la confidentialité.

Quels critères comparer pour trouver le cloud gratuit qui vous convient ?

Résidence des données : la première étape consiste à vérifier où sont hébergés les serveurs. Les solutions installées en Union européenne ou en Suisse, pCloud, Internxt, kDrive, assurent une conformité stricte au RGPD et un contrôle accru sur la confidentialité. Les services américains, même dotés de serveurs en Europe, restent soumis au CLOUD Act : vos documents peuvent être réclamés par la justice américaine, où qu’ils se trouvent physiquement.

Chiffrement : il s’agit de s’assurer du mode de protection adopté pour vos fichiers. Un chiffrement de bout en bout garantit que seuls vous (et vos destinataires) pouvez lire les données, même face à l’opérateur du service. MEGA, Sync. com, Internxt ou Tresorit appliquent ce principe. D’autres, à l’image de Google Drive ou OneDrive, ne proposent qu’un chiffrement côté serveur, une protection plus faible en cas d’injonction légale ou de faille interne.

Contrat DPA et conformité : manipuler des fichiers professionnels ou sensibles oblige à examiner le DPA (Data Processing Agreement), qui détaille les engagements du fournisseur en matière de gestion et de sécurité. Si la conformité RGPD reste la base, certains acteurs comme ceux basés au Canada offrent aussi un cadre rassurant, sans les contraintes du CLOUD Act.

Pour affiner votre choix, attardez-vous sur deux aspects pratiques :

  • Espace gratuit : selon la solution, l’offre va de 2 à 20 Go. Mais l’abondance d’espace ne remplace jamais la fiabilité.
  • Fonctionnalités collaboratives : partage de fichiers, édition simultanée, gestion fine des accès. L’ergonomie et l’adaptation à vos besoins quotidiens feront la différence.

Finalement, la pertinence de votre cloud gratuit dépendra du niveau de confidentialité requis, des contraintes réglementaires et de la simplicité d’utilisation. Derrière la promesse d’un espace offert, c’est tout un équilibre entre souveraineté, sécurité et praticité qui se joue.

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